[RP] Présentation Keryänn

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[RP] Présentation Keryänn

Message par Keryänn le Jeu 8 Nov - 7:37

 
Par une journée d’hiver comme les autres, naquit Keryänn Lame Rouillé. Bercé dans son enfance par la misère, la guerre et la famine, notre humain brun aux yeux verts avait tout d’un parfait malfrat. Ce trait de caractère se confirma très tôt. A l'âge de 16 ans, on le surprit, la main dans le sac, volant la bourse de son père dans une chaumière de la Marche de l’Ouest. Il se retrouva alors dans la rue, avec comme seuls compagnons son charme et une dague trouvée sur le corps d’un aventurier sans vie, dans la ville déserte de Ruisselune. Enfin, pas tout à fait déserte …
Cette ancienne bourgade vivait principalement de l’activité minière des Mortemines. Mais, depuis des décennies déjà, ces mines étaient épuisées de tout minerai, d'après les rumeurs... On vit alors s'installer de nombreux va-nu-pied.




Après une journée à courir derrière des sangliers afin de trouver de quoi se mettre sous la dent pour le dîner du soir, Keryänn rentra dans son abri secret, dissimulé par de vielles caisses en bois, et donnant accès aux fondations d’une demeure en ruines. A son approche, il aperçut sur son lit de paille, une ombre humaine, qui semblait attendre son retour. Qui cela pouvait-il être ? Personne ne connaissait sa cachette! Curieux de nature, il se fit discret et contourna discrètement l’ombre qui n’avait pas bougé. Se tenant à deux mètres de sa paillasse, il se préparait à bondir sur l’individu... Mais, par une esquive adroite de l’intrus, il se retrouva cloué au sol, avec sa propre dague faisant pression sur sa maigre gorge.


« -Gagné! » s’exclama une voix féminine.


Keryänn tenta de se dégager avec sa main libre, mais la mystérieuse femme l’attrapa au vol et le tordit d’une façon très inconfortable.


Très vite, notre jeune homme capitula en lui demandant d’arrêter et elle prit la parole :


« -ça fait un moment que je te vois rentrer et sortir de ta niche, il serait temps de te montrer plus discret, chiot. Certaines personnes dans le coin ne te sauteraient pas dessus comme moi pour jouer mais pour te piller. Je m’appelle Vanessa, tu viens avec moi ? J’ai besoin d’un appât. Mon père a remarqué un groupe de cinq personnes qui campent sur la route de la Colline au Corbeau. Ils possèdent sûrement quelques piécettes de bronze ou des marchandises à revendre. J’ai besoin de toi pour les faire sortir de leur bivouac pendant que j’irai fouiner dans leurs sacs. Bien entendu, on partage le tout entre nous deux: trois quarts pour moi car c’est moi qui t’ai mis sur cette affaire et que je vais devoir chercher rapidement ce qui nous intéresse, et un quart pour toi car tu n’auras qu’à les provoquer puis courir une fois que tu les auras à tes trousses. Puis, on se retrouve ici. »
Keryänn voulut inverser les rôles, mais elle lui rappela son placage au sol irréprochable. Il ne pût qu'accepter son scenario.
A la nuit tombée, ils attaquèrent comme prévu le camp des voyageurs. Et après une longue course pendant laquelle de nombreux sortilèges effleuraient les oreilles de notre Usain Bolt en herbe, ce dernier retourna dans son abri dans lequel Vanessa l’attendait, comme promis:


«- Je n’ai jamais vu quelqu’un courir comme toi, » pouffa t-elle, « on aurait dit que la Horde entière te courait après »
Keryänn, vexé, ravala sa rétorque.


« - Voilà ton butin. Ca fait quatre pièces de cuivre, un œil de Murloc, et ces bottes usées pour toi. Je garde les treize autres pièces ainsi que les quatre gemmes que j’ai découvertes dans une petite bourse. » dit-elle fièrement.


Pas vraiment satisfait du partage, Keryänn lui sauta dessus et se retrouva de nouveau sous elle, à sa merci.


« -On dirait que tu aimes te faire dominer » ricanât-elle, en lui faisant goûter la poussière du sol sec."


Les jours passèrent et nos deux compères firent ensemble les quatre cents coups. Se cotoyant régulièrement, ils devinrent très proches, et elle lui fit découvrir les plaisirs de la vie mais aussi de l’amour. Expérimentée dans ce domaine, elle lui apprît comment satisfaire une femme.




Lors d'une nuit étoilée, le jeune couple refaisait le monde. Vanessa glissa alors dans la conversation son désir de le présenter son père qu’elle idolâtrait à chaque fois qu’elle le mentionnait. Keryänn accepta sa demande et ils fixèrent une date pour la rencontre. Elle le conduit au plus profond des Mortemines, qu'il pensait à l'abandon. Elle le conduisit sur la rive d'un lac souterrain, sur lequel mouillait un bateau en construction. En réalité, à sa grande surprise, toute une communauté vivait dans cette mines !


« -Mon père a un très grand projet pour nous tous et il m’a promis qu’un jour je vivrai dans un château avec lui. Je lui ai parlé de toi, il a une proposition à te faire. »


Préoccupé par ces derniers mots, Keryänn s’avança vers une tente de laquelle Vanessa relevait déjà les bords de l’entrée.


« -Salut à toi! Ma fille m’a souvent parlé de toi et de vos "expéditions" dans les Collines de la Marche de l’Ouest. Tu as certaines qualités que nous recherchons au sein de la Confrérie Défias. Que dirais-tu de travailler pour moi en échange d'un toit, à manger et une famille ? »


A l'écoute de son ventre qui protestait, et désireux de plaire à Vanessa, il accepta l’offre et se retrouva au service d’Edwinn Vancleef.


Dernière édition par Keryänn le Dim 20 Jan - 17:23, édité 1 fois
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Re: [RP] Présentation Keryänn

Message par Keryänn le Sam 29 Déc - 20:03

Partie 2


 


Les deux années passées au service de la Confrérie Défias endurcirent Kéryänn. En peu de temps, la communauté clandestine prit de l'importance, si bien que toutes les fermes de la Grande Mer jusqu'à la rivière qui borde la forêt d'Elwynn appartenaient à Edwinn VanCleef.
Bien que notre protecteur apportait travail et sécurité aux habitants de la Marche de L'Ouest, la tête couronnée n'était pas de cet avis, et ordonna la création d'une armée locale : La Milice du Peuple.
Depuis lors, la guerre était déclarée, et un seul camp dirigerait à terme la Marche de l'Ouest. Notre voleur comptait bien donner la victoire aux siens ...

Sur la coque du navire, VanCleef accueillit Keryänn à bras ouverts:

«-Comment va mon petit protégé?» demanda-t-il tout sourire,

«-Très bien, hormis quelques égratignures... Notre bon vieux Bill, le marchand, livrera comme promis la livraison de poudre dans les temps exigés » expliqua Keryänn craquant ses doigts avec un rictus meurtrier au coin de la bouche.

« -Fort bien ! Avec la pression que nous impose Hurlevent, je ne peux pas te laisser te reposer. J'ai une autre tâche à te confier. Mais rassure-toi, bientôt, Hurlevent se pliera à notre volonté ! » s'exclama le père de Vanessa.

« -Demandez moi ce que vous voulez, je ne laisserai personne nuire à notre cause commune! »
Le pria Keryänn en s'agenouillant devant lui.

« -Cette fois-ci il ne s'agit pas d'une mission de force, mais... » VanCleef s'essuya le front « plutôt de patience. Je te confie la formation d'une nouvelle recrue: je te présente Kabrikal, c'est un elfe de la nuit ».

C'est alors qu'un longues oreilles s'approcha des deux personnages. Les cheveux couleur de neige, les yeux ambrés, la peau pâle comme le marbre le plus pur qui soit, la forme de sa bouche lui donnait un air bennet:
« -Bongour!»
En un seul mot, l'estime que portait Keryänn aux elfes de la nuit tomba. Comment un peuple si ancien, sensé et si sage, pouvait s'exprimer ainsi?!
« -Je te laisse t'occuper de sa formation, les elfes de la nuit sont réputés pour être très discrets, il pourrait donc nous être utile... »

L'obscurité de la nuit dissimulait leur silhouettes des torches. Avançant à pas feutrés, Vanessa, Keryänn et son apprenti voleur se cachèrent dans l'ombre de la scierie, derrière une grosse lame servant à couper les arbres en deux. Keryänn exposa son plan:

« -Kabri, il est temps pour toi de montrer ta valeur. Regarde, devant, se trouve la tour de garde de la Colline des Sentinelles. Prends mon sac, dedans tu trouveras un étendard à l’effigie de la Confrérie, et tu vas devoir l'accrocher en haut de la tour et le suspendre, afin que tout le monde constate que rien n'arrête l'armée de VanCleef. Il doit y avoir une douzaine de gardes en ce moment en patrouille, le reste de leurs forces se trouve, pour la nuit, dans la garnison du Ruisseau de l'Ouest. Tu as bien tout compris ? »

« -Oui », affirma l'apprenti voleur.

« -Et voilà ! Il remet ça, » déprima Vanessa, « Kabrikal, faut que tu arrêtes avec ça, tu n'es pas obligé de répondre positivement à tout ce qu'on te dit ou te demande, n'hésite pas à faire répéter Keryänn si tu ne comprends pas quelque chose »

Kabrikal se gratta la tête pensivement puis parla:

« -Oui »

« -Roh, ça mène à rien! Envoie le se faire tuer par les gardes, on ne peut rien en tirer de toute manière ! » S'emporta Vanessa

« -Plante l'étendard en haut de la tour et revient en un seul morceau, » résuma Kéryänn, « Va maintenant et ne te fais pas prendre ! »

Kabrikal marcha discrètement vers un garde en fonction, le contourna, et plus discret que jamais avança pas à pas, réduisant l'espace entre le dos du garde et sa dague, mais d'un coup, trébucha sur une racine, et dans son élan, tomba sur le garde qui s’assomma sur le sol.

« -Et tu comptes vraiment en tirer quelque chose? » demanda Vanessa tandis que le voleur en herbe se relevait en titubant

« -Ne sois pas si méchante avec lui, il a réussi jusqu'à maintenant à ne pas se faire repérer »
Vanessa lui fit les gros yeux...
« C'est bon je vais le suivre pour couvrir ses arrières... »

Au bout d'une heure et demie, Vanessa vit l'étendard se dresser du haut de la tour ; ils ont réussi !

Keryänn revint retrouver Vanessa à la scierie avec Kabrikal, puis lui raconta :

« - Cet Elfe est plus maladroit qu'un Ogre, mais plus chanceux qu'un Kobold! Il a neutralisé tous les gardes plus ou moins de la même manière que le premier ! Filons vite d'ici ! »

Dès qu'ils eurent franchi la colline située derrière la scierie, l'alarme de la Tour retentit. Plusieurs soldats s'étaient réveillés, et les citoyen ne tarderaient pas à se lancer également sur les traces de nos trois héros. Afin de brouiller leur piste, ils firent un détour et tombèrent sur un camp d'aventuriers plongés dans un lourd sommeil.

« -Qu'avons nous là ? » Souria Keryänn, « cinq aventuriers assoupis sur notre territoire ?! »
« -Je ne suis pas sûre qu'on devrait rester, » trembla Vanessa, » Rentrons, j'ai un mauvais pressentiment... »
« -Mais non, détroussons les avant de rejoindre notre planque. Kabri tu es de la partie ? »
« -Oui ! » Répondit étonnamment Kabrikal,

Vanessa repartit à leur cache pendant que nos deux voleurs vidaient les poches des dormeurs.

« -Matte moi un peu cette cuirasse longues oreilles ! Celle-ci elle est pour moi ! Toi, pendant ce temps, vas fouiller la magicienne, elle a sûrement des trucs cachés sous sa robe... »

Kabrikal rigola et se dirigea vers elle. Mais, alors qu'il lui relevait la robe, celle-ci se réveilla et s’exclama :

« -Par la magie des arcanes ! »
Keryänn frappa du manche de sa dague la tête de l'aventurier démuni de sa cuirasse, mais ce dernier, alerté par la magicienne, il ouvrit les yeux.

« -Cours le plus vite que tu peux Kabrikal ! » Cria notre voleur
L'elfe ne se fit pas prier et partit en direction de Ruisselune, suivi par son mentor.

Arrivés dans les mines, ils s'esclaffèrent de rire devant Vanessa qui les attendait devant leurs dortoirs :

« -Où as-tu trouvé ça ? » demanda-t-elle en fixant la cuirasse de laquelle s'était vêtu Keryänn.

« -Sur un gars du camp, et il s'en est fallu de peu, mais Kabri et moi y avons réchappé. Allons donc nous coucher, je suis mort de fatigue ! »

Bras dessus, bras dessous, nos trois compères partirent se coucher, rêvant de pillage et de victoire.

                                                   ____________________________


En pleine nuit, une explosion réveilla Keryänn.
Pourquoi testent ils les canons en pleine nuit ? Se demanda notre voleur, lorsqu'un deuxième explosion suivie de cris déchirants ne permit plus le doute : Les Mortemines étaient attaquées !
Sortant de son taudis, Keryänn courut vers les flammes qui dévoraient le pontons. Plusieurs hommes enlevaient les cordes qui retenaient le bateau au quais, pour éviter qu'il soit lui aussi la proie des flammes. Vanessa supervisait la tâche :

« -Keryänn, la Milice est dans nos tunnels ! Mon père tente de les arrêter, rejoins le vite je t'en prie ! »

Sautant par dessus des caisses de provisions, notre héros s’enfonça dans les tunnels de la planque d’où résonnait l'écho d'une lutte sans merci.
Des hommes couraient dans tous les sens, certains gisaient, morts, dans de grosses flaques de sang, les bruits de combat se faisaient de plus en plus proches. Au détour d'un couloir, plusieurs hommes luttaient et Keryänn fut entraîné dans le combat.
Dans la mêlée, un homme à forte carrure tenta de l'écraser sous sa masse, mais d'un pas vif sur le côté, il réussit à planter une de ses dagues dans son ventre jusqu'à la poignée, et la ressortit d'un coup sec, tandis que de son autre main, il trancha la gorge d'un autre garde de la Milice. Très vite, le groupe de défenseurs, parmi lesquels Keryänn reconnût Kabrikal, se débarrassa de leurs ennemis.
« Kabri ? Où se trouve VanCleef ?! »
« Je l'ai vu se battre plus en avant dans les mines, il essaye de protéger les mineurs des envahisseurs, certaines familles aussi y sont encore... »

« -Suivez moi, nous devons porter assistance à notre chef, il ne doit en aucun cas être capturé, et je ne parle même pas d'une blessure ! » Ordonna Keryänn.

Le groupe, composé de sept hommes, courut vers les baraquements des mines. Là, ils assistèrent à une débandade des défenseurs , femmes et enfants, qui se bousculaient, se piétinaient ; les habitants cherchaient à fuir un ennemi venu en surnombre.
« -Kabrikal, nos chemins se séparent ici. Prends deux hommes avec toi et organise la retraite jusqu'au navire, partez tous dans les collines, et, surtout, n’oublie pas Vanessa ! Tu vas devoir la convaincre de te suivre, dis lui que je suis allé protéger son père et qu'on va revenir sous peu. Vous trois suivez moi, on va essayer de ralentir l’ennemi et de ramener Vancleef » exigea Keryänn.

Avançant en combattant, le voleur aperçut une silhouette lutter face à treize individus. Këryann se tourna vers ses camarades qui essayaient de transpercer un homme :

« -Protégez votre ch... » , il ne finit pas sa phrase, le Défias à sa droite fut décapité par le Milicien avant d'être embroché à son tour par trois coups de dagues.
Keryänn courut vers son « Beau-père », sortit ses deux dagues et les enfonça d'un coup sec dans le dos de deux Miliciens qui n'eurent pas le temps de réaliser que leurs vies les quittaient. Le maître de la Confrérie profita du moment de distraction causé par son protégé pour tuer un de ses assaillants.   Les voleurs qui luttaient avec Keryänn en terrassèrent deux autres grâce à des jets de couteaux précis qui en atteignirent un au milieu des yeux, et l'autre droit dans le cœur. Ils luttaient maintenant à quatre contre  neuf.

Keryänn engagea le combat avec un petit homme, si petit qu'on pouvait le comparer à un enfant. Quand celui aperçut le protégé de Vancleef, il courut vers lui et s'écria :

« -Pour Gnomeregan ! »

Keryänn comprit alors : il n'avait pas à faire à un enfant mais a un Gnome de Dun Morogh. Mais que fichait-il ici ?!

Tout se passa très vite, le Gnome fit une feinte sur la droite et Keryänn mordit à l'hameçon, le semi homme passa entre les jambes du voleur et fit glisser sa dague sur chaque mollet. Keryänn tomba à genou et le gnome approcha son visage du sien :

« -Hiiiihéhouuuhouuuu !!Laisse toi faire et je te promets que je te tuerais rapidement, même si tu mériterais la torture, chien de Défias ! »

Il posa son arme contre le cou de Keryänn et  s'apprêtait à y enfoncer sa dague, quand, tout-à-coup, VanCleef lui donna un coup de pied puissant en pleine tête qui le projeta contre une paroi. Keryänn rampa jusqu'à lui et le plaqua au sol, désarmé.

« -Les rôles s'inversent, maintenant ! Réponds à mes questions et je te laisserai peut être partir, sinon je vais devoir passer à la manière forte pour t’arracher des réponses ». Pour se faire comprendre, Keryänn fit glisser sa lame sur la joue du Gnome et y laissa la marque de sa dague. « Que fais-tu loin de ton foyer ? Pourquoi viens-tu combattre la Confrérie ?!! »

« - Bâtard ! »

Bang ! Keryann lui donna un énorme coup de poing en pleine tête.

« -Hiiiihéhouuuhouuuu, jamais je ne parlerai, tes mains ne sont que caresse face à ce que je peux endurer ! »
« -Puisque tu me le demandes aussi gentiment... » sourit Keryänn

Bang ! Paf ! Scrack ! Le nez du Gnome se brisa sous l'impact,

« -Vas-tu continuer à te taire, ou bien veux-tu que je m'attaque à une partie située à l'entre jambes qui, je pense, sera plus sensible aux caresses de mes dagues ? » Demanda Keryänn

Le Gnome ne se le fit pas redire deux fois et expliqua :

« -Arrête, je vais tout te dire ! Trop peu nombreux, la Milice du peuple ne pouvaaint pas s'occuper de vous. Alors, Hurlevent à fait appel à tous les aventuriers du coin afin de se rendre dans la Marche de L'ouest et se mettre au service de la Milice. Des milliers de personnes sont arrivées et se sont cachées un peu partout en attente d'injonctions. Ce soir, nous avons eu l'ordre de passer à l’assaut et les groupes d'aventuriers ont été divisés. Pendant que la majeure partie attaque les Mortes Mines, d'autre sont dehors, occupés à détruire vos Golems Moissonneurs et vos amis les Gnolls. A l'aube, il ne te restera plus aucune trace de la Confrérie Défias ! »

« -Je ne te crois pas, tu mens ! » Cracha Keryänn en lui donnant des petits coups de dagues dans les côtes,

« -Arrête ça ! Je ne dis que vérité ! Hurlevent à mit une très grosse somme d'argent sur la tête de Vancleef »

Keryann regarda autour de lui et vit encore d'autres Miliciens et aventuriers se jeter dans la mêlée.

« -Pars donc, pleutre, mais si je te revois dans ces mines, je jure d'enfoncer mes dagues dans ton petit corps, aussi mou qu'il soit ! »

Le Gnome ne demanda pas son reste et détala dans les couloirs.
Ayant assisté à l'interrogatoire du Gnome par Keryänn, Van Cleef s'écria :

« -Retraite ! Courez au navire ! »

Le voleur, aidé de plusieurs de ses compagnons, essaya de ralentir et de contrer l'attaque des Miliciens, renforcée par de nombreux aventuriers. Mais sans grand résultat.
Les Défias tombèrent petit à petit dans leur fuite, Keryänn reçut plusieurs blessures et perdit une de ses dagues dans la folie du combat.
Poussé par les assaillants jusqu'aux quais, Keryänn vit Vanessa et Kabrikal qui affrontaient l’ennemi. Il s'approcha alors assez près d'eux pour leur donner un résumé de la situation, et ils firent de même.

« -Ils arrivent de partout, c'est un vrai massacre, » haleta Vanessa, « plusieurs chaloupes d'hommes arrivent de la mer, nous ne pouvons plus fuir ! Je t'en prie viens avec moi et allons voir mon père. Je l'ai vu passer avant ton arrivée, il est parti donner des ordres depuis le haut du nav... »
Le vacarme des boulets de canons tirés du navire coupa Vanessa dans sa phrase.

« -Ne t'en fais pas, ton père est le meilleur bretteur que je connaisse. Mais pour te rassurer et recevoir mes nouveaux ordres, allons le rejoindre ! Kabrikal, viens avec nous, tu surveilleras l'entrée du navire ! »

« -Oui » dit-il dans une concentration extrême.

Plusieurs cadavres de marins flottaient dans l'eau et couvraient le pont du navire.
La vue de tant de corps eut raison de Vanessa :
« -Non, Père ! »

Elle courut au sommet du bateau, suivie par Keryänn qui l'attrapa à temps : devant eux, Vancleef parlementait avec un groupe d'individus.

« -Vanessa, il va falloir que tu me fasses confiance. Entre avec moi dans la cabine située derrière nous. A mes souvenirs, on va y trouver une arbalète ainsi qu'une autre dague, je vais en avoir besoin pour combattre pendant que tu les canarderas de flèches. »

Celle-ci haussa les épaules et entra dans la cabine.

« -Je suis désolé Vanessa, mais je vais devoir t'y enfermer, je ne pourrais supporter qu'on te fasse du mal », s'excusa Keryännn la jetant à l’intérieur.
«-Qu'est ce que tu fais ? Arrête ça!» Ordonna-t-elle.

Il referma la porte de la cabine à clés, et poussa un monticule de caisses devant, s'assurant ainsi qu'elle ne s'en échapperait pas. Il courut vers Vancleef, se cacha derrière un coin de mur, et réfléchît à sa manière d'intervenir.

« -Ca en est fini de toi VanCleef ! La Confrérie mourra en même temps que toi ! » Cria un des hommes.

« -Regarde ce que nous avons fait à tes mignonnes, aucun ne survivra ! »

Keryänn osa un coup d’œil et vit son mentor à genou au sol se tenant l'abdomen.

«-Imbéciles, » articula VanCleef, « Vous n'êtes que des pions à la solde de Hurlevent... »

«-Tu aurais du passer l’éponge, traître !, Jamais Hurlevent ne payera la dette que tu réclames, tu aurais du t'en douter, mais tu n'en as fait qu'à ta tête, et il est grand temps de rétablir l'ordre dans les Marches de l'Ouest. Ton temps est révolu, achevons-le ! »s'exclama une femme.

« -Non ! » Cria Keryänn en s'élançant en avant.

Il percuta le premier homme, le projetant par terre avec rage, et le cloua au sol de ses deux dagues, et continua sa course en direction d'un autre homme qui se dirigeait vers VanCleef. Utilisant la technique du Gnome, Keryänn glissa au sol pour passer sous son adversaire et lui tailler les jambes, le fit crier de douleur et passer de vie à trépas d'une frappe de dague dans le cou. Alors aux côtés du chef de la Confrérie, il aida ce dernier à se redresser.

« -Merci mon garçon. Même si je sois amoché, il me reste assez de force pour les affronter.
Occupe-toi de l'homme en chemise et de la femme, moi, je prends le chevalier en armure », souffla VanCleef.

Pendant que son chef avançait vers l'homme en question, en poussant un cri de guerre, Keryänn se tourna vers la femme et lança un couteau qui ne l'atteignit jamais : elle prononça une incantation, et le monde autour de Keryänn sembla se figer, le couteau resta suspendu dans les airs, et il n'arrivait plus à bouger la moindre partie de son corps. Foutue magie !
Elle ramassa dans les airs le couteau, avança vers Keryänn, et lui enfonça dans l'épaule. Une douleur le submergea, mais le sort de la femme l’empêchait de crier. A travers ses larmes de douleur, il reconnut la mage que Kabrikal avait voulu voler !

« -Tiens, tiens, regardez ce que nous avons là » ricana-t-elle.

L'homme en chemise s'approcha et s'écria étonné :

« -C'est le petit enfoiré qui ma volé ma cuirasse ! De toute manière il peut la garder, j'en ai trouvé une meilleure » dit-il avançant vers Vancleef.

Keryänn réussit à tourner la tête (Sans doute par ce que la magicienne le lui permit) et le vit retirer la cuirasse du maître Défias, lui aussi sujet au sort de la femme.

« -Comment me trouves-tu avec celle-ci Meyhidia ? »lui demanda-t-il

« -Moins empoté qu'avec ta chemise. Ne restons pas ici, une bourse remplit d'or nous attend à Hurlevent, accomplis notre mission » dit 'elle en ouvrant un portail de téléportation.

L'homme grogna et enfonça son épée dans le torse de Vancleef.

Edwinn VanCleef passa de vie à trépas, et le monde bascula pour Keryänn, impossible de venger son mentor, les liens le retenaient toujours. L'homme approcha de lui et il pu sentir son haleine puant la bière :

« -A ton tour maintenant voleur à la noix »

Il leva son arme pour s’apprêter à tuer notre voleur, mais la magicienne projeta une boule bleue en direction de son poignet :

« -Laisse-le, on a eu ce qu'on voulait, de toute manière d'autres nettoieront la zone », ordonna-t-elle.
Puis ils partirent suivis du chevalier en armure dans le portail qui s’évanouit.

Keryänn avança vers le cadavre de VanCleef, tâta son pou, espérant que ce dernier soit encore en vie. En vain. Les Défias n’existaient plus et il fallait l'annoncer à Vanessa.

Il retira les caisses devant la porte de la cabine dans laquelle il l'avait enfermée, et dès qu'il l'ouvrit, elle se jeta sur lui, lame sur le cou, et le menaça :

« -Ne me refais plus jamais ça ! Keryänn, où est mon père ?! »

« -Vanessa, il... »

Elle lui donna une gifle et courut vers l'endroit où, avant d’être enfermée, elle avait aperçu son père pour la dernière fois.
Lorsqu'elle le vit gisant au sol, elle se blottit contre lui en criant sa douleur :

« -PERE ! NOOOONNNNN !!!!!!!! »

« -Vanessa, je... je suis navré j'ai tout fait pour le sauv.. »

« -Il est mort par ta faute ! Pourquoi m'as-tu enfermée dans la cabine, j’aurais pu combattre », cria-t-elle en se retournant vers lui.

« -Il y avait une magicienne avec eux elle nous a figés et... »

« -Tais-toi ! » Hurla-t-elle, le plaquant contre un mur.

Keryänn grogna de douleur, son épaule saignait abondamment, et ses jambes tremblaient. Maintenant que la fièvre du combat avait disparu, il sentait sur ses mollets les coupures que lui avait infligées le Gnome.

« -A trois nous les aurions vaincus, mais par ta faute mon père est mort ! Et par cette erreur je te condamne ici-même à la peine capitale ! Tu ne mérites plus de faire partie de la Confrérie ».

Sans le ménager, elle le jeta à terre et lui donna plusieurs coups de pied dans les côtes, Keryänn la laissa évacuer son chagrin grognant de douleur.

« -Pardonne moi Vanessa, je n'aurais jamais du le laisser partir seul, mais la Milice était partout dans les cavernes, il avait plus de chance de s'en tirer sur le navire.»

« -Il est trop tard pour se justifier, rien ne ramènera à la vie mon père. Comme tu ne l'as pas protégé ici, je t’envoie à ses côtés dans l'autre monde, tu verras une fois là-bas s'il te pardonne ta traîtrise »,

Sur ce, elle bloqua la trachée de Keryänn de sa jambe droite et leva son couteau au dessus de sa tête.

« -Paye pour tes crimes ! »

Et elle frappa d'un coup sec le cœur de Keryänn avec l'arme qu'elle lui avait subtilisé juste avant.
Pour Keryänn la scène se passa au ralenti ; il voyait lentement la femme qui l'avait aimé puis détesté faire progresser son arme vers son cœur. Plus rien n'avait d'importance maintenant, VanCleef était mort et l'amour de sa vie le haïssait. Il fixa la dague se trouvant à 30 centimètres de son cœur.
Voilà, ç'en était fini de sa vie de roublard, jamais plus il ne reverrait le soleil se coucher sur les collines de la Marche de L'ouest. La pointe se trouvait désormais à quelques centimètres de son cœur, quand une autre lame dévia la première, et un corps bascula celui de Vanessa qui se réceptionna plus loin est se mit à sangloter.

« -ça va Keryänn, toujours des nôtres ? » Questionna Kabrikal.

« -Oui, merci infiniment, j'ai vraiment cru y passer. Vanessa va très mal, son père n'a pas survécu à l'attaque ; j'ai tout fait pour le sauver mais ... »

« -Je n'en doute pas, pas la peine de te justifier, tu as fait tout ce que tu pouvais, mais il va falloir du temps à Vanessa pour s'en remettre... Ne restons pas là, les combats ne sont pas terminés et d'ici peu, ce bateau sera rempli de Miliciens », expliqua l'elfe de la nuit.

Kabri aida Keryänn à se redresser, puis, en le soutenant par une épaule, marcha vers Vanessa et lui tandis la main.

« -Je n'ai que faire de ta pitié, Kabrikal ! En l'aidant, tu as trahi les tiens, donc tu subiras le même sort. Partez d'ici avant que j'ordonne à mes frères de vous pourchasser ! » Sanglota-t-elle.

« -Vanessa tu n'es pas obligée de ... » commença Keryänn.

« -Partez, et si jamais nos chemins se recroisent Lame Rouillée, je jure sur le corps de mon père que je te tuerai ! » L'interompa-t-elle.
 
Et c'est ainsi que Keryänn fût banni de la Confrérie.
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